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Joseph Ayissi Nga, créateur de la marque WAZAL et son projet de bande dessinée

Joseph Ayissi Nga, créateur de la marque WAZAL et son projet de bande dessinée

Styliste franco-camerounais, Joseph Ayissi Nga a fondé sa propre marque de vêtements en 2005. Passionné d’écriture, il a nourri depuis un projet : celui d’une bande dessinée, La Légende de WAZAL. Un conte qui présente l’Afrique autrement.

Dites-nous, qui est Ayissi NGA Joseph-Marie ?

Bonjour, merci de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer sur votre plateforme, j’en suis honoré. Je suis créateur de vêtements, propriétaire de la marque Wazal et écrivain à mes heures perdues. À ce jour, j’ai créé quatre collections qui sont respectivement : Braguette, Africafutur, WazalRock et Ova Tété. Je suis né le 3 février 1984 à yaoundé au Cameroun, j’ai deux frères et trois sœurs.

Décrivez-nous vos débuts dans l’univers de la mode…

Je crée des vêtements depuis plus de 10 ans. Les débuts n’ont pas été faciles. C’est grâce à mon père que je suis devenu styliste ; c’était un couturier dans les années 80, qui s’est illustré dans la confection des modèles masculins. Dans ma jeunesse, j’ai étudié la mécanique avant de me lancer dans le stylisme. Je pense que c’est un métier manuel qui me correspond ; j’ai voulu savoir faire quelque chose de mes propres mains, si bien que j’ai créé ma structure en 2005.

J’ai suivi une formation à l’école VANESSA RUIZ. Cette école m’a appris comment faire un bon moulage, faire le prototypage, et du modélisme. Pour avoir des belles vestes (smoking) il faut connaître votre moulage. Le moulage c’est un patronage !

Quelles sont vos sources d’inspiration pour la création de vos différents modèles?

Elles viennent de partout ; essentiellement, des pays où j’ai voyagé, des recherches sur Google. Je m’inspire également des codes vestimentaires du Ghana et Nigéria. Le monde est tellement vaste et regorge de plein d’idées.

Vous avez habillé des célébrités telles que Singuila, Wayne Beckford, … Qu’est ce qui, d’après vous, rend votre marque de vêtements WAZAL unique ?

Je ne fais que des pièces uniques. Chaque création a une histoire et j’utilise des matières nobles et chic. Les artistes et autres célébrités aiment se faire démarquer des autres

Comment est né le projet de votre bande dessinée, La légende de WAZAL ?

J’ai eu envie d’écrire, de raconter un peu mon histoire. Cependant, il me fallait le faire d’une façon originale. J’ai voulu que mon récit parle de ma marque, de ce qu’elle véhicule comme image, de ses origines. C’est pourquoi, j’ai pris la décision de lancer ma bande dessinée La légende de Wazal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle sera selon vous, la plus-value de cette œuvre dans le paysage artistique africain ?

La Légende de Wazal raconte une histoire qui se déroule a l’Extrême-nord du Cameroun. A l’image de ma marque,  le style et le décor de la bande dessinée sont inspirés par la richesse culturelle africaine. Mes personnages sont uniques et permettront de valoriser davantage les coiffures et la mode vestimentaire africaine.

Avec qui collaborez-vous pour ce projet et comment avance-t-il ?

Au niveau de la production, il évolue très bien. Pour le moment mon équipe et moi-même ne connaissons pas le syndrome de la feuille blanche. Oui, je parle d’équipe car je ne suis pas un écrivain et pour proposer quelque chose de bien, je me dois de m’entourer de personnes, professionnelles ou non, qui prennent le temps de me lire et de m’apporter leurs ressentis.

Ainsi, je travaille en étroite collaboration avec madame MELONIO, écrivain public de la mairie de Sarcelles à Paris, que je remercie pour toute son implication et le savoir qu’elle partage avec moi. Au-delà de mon entourage proche, qui m’est d’un grand soutien, je n’hésite pas à partager des extraits de mon livre sur des plateformes telles que « Osez livres », et « Librairie Gallimard ». C’est une façon de challenger mes idées et de voir si elles plaisent ou non. Ce qui est génial, c’est de voir les lecteurs jouer le jeu et partager leurs opinions avec moi. Et cela me permet de mieux aborder mon histoire. Sans oublier mon dessinateur et graphiste, Leolin BAKOTO.

Quelles sont les principaux challenges auxquels vous faites face dans votre métier au quotidien ?

Les débuts n’ont pas été faciles : la recherche des fabricants, des commerciaux pour commercialiser nos produits. Au début, je n’avais pas encore suivi de formation ; j’étais obligé d’aller à l’étranger pour faire mes fabrications. J’ai aussi eu la chance d’avoir une famille formidable qui me soutient depuis le départ, sur le plan moral et sur le plan financier.

Vous avez lancé récemment une collection, « Ova tété », pourquoi ce nom ?

Ce nom est inspiré de l’argot camerounais. Ova veut dire plus grand, pour parler de quelqu’un de noble. Et Tété veut dire chic, bourgeois, Le chic est généralement utilisé pour qualifier l’allure qu’un vêtement a sur celui ou celle qui le porte. Les matières utilisées le wax, le bazin, et le cuir d’agneau.

Quel est le succès dont vous êtes le plus fier dans votre carrière ?

Toutes mes collections m’ont valu une nomination au BEFFTA AWARDS à Londres en 2016 : un moment de grande joie car je n’ai pas suivi un cursus particulier lié au domaine de la mode. Je suis un autodidacte qui depuis sa plus tendre enfance s’inspire de tous les horizons pour créer son propre chemin.

Toutefois, j’ai tenu à perfectionner ma façon de travailler, ma méthode et mon univers en suivant une formation dans le domaine de la mode.

Beaucoup de jeunes Camerounais rêvent de travailler dans le milieu de la mode. Que leur conseilleriez-vous ?

Vivez votre passion malgré les contraintes. Rien n’est simple mais il vaut mieux essayer, réussir ou peut-être échouer, plutôt que vivre avec des regrets. N’hésitez pas à vous former pour perfectionner vos acquis et mieux maîtriser votre art. Créez aussi votre réseau, allez à la rencontre des personnes mieux placées dans votre domaine. Cultivez-vous et restez informé sur les tendances de votre métier.

Des projets pour 2018 ?

Pour moi chaque année c’est de nouvelles idées ; qui dit créativité dit évolution et modernité. Pour l’année 2018 : je travaille sur ma bande dessinée La légende de Wazal, et ma nouvelle collection « Ovaova » qui veut dire la grandeur des grandeurs.

J’aime aller au-delà de mes limites. À l’heure actuelle, l’école VANESSA RUIZ est partenaire sur mon projet Wazal : on travaille pour ouvrir une structure de fabrication au Cameroun, et une école de mode pour transmettre notre savoir-faire.

www.wazalshop.com

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Web        Wazal Couture

Twitter        Wazal Couture

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