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Spécial Saint-Valentin – La pression sociale du célibat

Spécial Saint-Valentin – La pression sociale du célibat

La Saint-Valentin est une fête qui donne l’occasion aux personnes en couple de se déclarer leurs sentiments de façon spéciale. C’est également une date qui rappelle aux personnes célibataires…Qu’elles le sont toujours.

C’est encore plus difficile quand on est une femme et qu’on a à partir de 25 ans et plus. Parce que la Saint-Valentin qu’on va passer seule met en emphase la pression subie au quotidien, quand on « vieillit » sans avoir encore un homme pour partager sérieusement sa vie.

Le célibat à partir d’un certain âge dans beaucoup de sociétés africaines en général et dans la société camerounaise est encore très mal perçu. J’ai interrogé une amie, Sonia, 26 ans qui m’a confié :

A partir d’un certain âge comme le mien, dans la famille on commence à te regarder bizarrement. D’autres te demandent clairement ce que tu attends pour venir présenter quelqu’un.

En clair, si vous restez célibataire trop longtemps, soit vous êtes trop difficile à supporter, soit vous êtes victime d’une malédiction. Tout simplement.

A cela, s’ajoute la question des enfants. Il ne fait pas bon d’être célibataire et sans enfants quand on est une femme qui entame la marche vers la trentaine. Emmanuelle, 29 ans, affirme : « Quand ce ne sont pas tes propres parents qui te demandent quand est-ce qu’ils auront la joie d’être grands-parents, ce sont tes oncles et autres qui te rappellent que tu vieillis et que l’école et le travail ne sont pas tout dans la vie ».

Hormis la famille, le regard des autres a tendance à peser et il faut généralement se préparer mentalement à répondre aux questions et remarques embarrassantes lors des mariages, réunions d’anciens élèves, ou alors à l’occasion des visites aux nouveaux-nés. « On attend ton tour hein», « Quand est-ce que toi aussi tu te maries ? », « Hum le temps passe, il ne faut pas que tu arrives à 35 ans comme ça ».

Pour un bon nombre de jeunes femmes, cette pression est psychologiquement et même physiquement difficile à vivre. On regarde l’horloge biologique tourner au fil des années. Il faut absolument avoir un homme à ses côtés et un enfant dans les bras pour se sentir respectée, acceptée. On a l’impression d’être moins femme que ses amies qui ont déjà dit oui devant le maire. C’est la raison pour laquelle l’on peut se sentir obligée de tomber dans les bras du premier venu qui semble sérieux. Comme on dit, « l’amour viendra après ».

Le paradoxe, c’est que dans un certain nombre de familles, on éduque les jeunes filles selon un schéma bien précis : école d’abord, travail ensuite et puis mari et enfants. Un canevas difficile à suivre parce que même lorsqu’on réussit à atteindre l’étape du travail, le mari peut ne pas venir tout de suite. Il peut même ne pas venir du tout.

La réalité est que ce ne sont pas toutes les femmes qui veulent être en couple ou se marier absolument. Je connais plusieurs femmes qui ont une carrière professionnelle florissante et qui n’ont pas le mariage en projet. Parce que le bonheur ne vient pas forcément du fait d’avoir un homme à ses côtés.

Mais cet aspect des choses reste encore mal compris de la part des parents et autres anciens. On circonscrit encore la valeur d’une femme à sa capacité à se trouver un mari ; un bon mari surtout. Et ce n’est pas prêt de changer.

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