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The men of Bronze – La fierté d’être Black : Et si on le célébrait tous les jours!

The men of Bronze – La fierté d’être Black : Et si on le célébrait tous les jours!

A quoi penserez-vous si je vous dis « DIABLES NOIRS » ? Certains penseront à Halloween où des gens se déguisent en des diables qui sont noirs mais, permettez-moi de vous décevoir, cela n’a rien à avoir. J’ai posé cette question à mes cadets, en amateur de football et dévoreuse de culture générale qu’ils sont, ils m’ont répondu pour l’un « l’équipe nationale du CONGO BRAZZAVILLE » car elle se nomme aussi « DIABLE NOIR », et pour l’autre les « ALL BLACK » de la Nouvelle Zélande. Imaginez mon fou-rire, lorsque je me suis rendu compte qu’ils avaient faussé sur toute la ligne malgré tous les indices que je leur donnais. Et, j’en suis sûre que nombreux d’entre vous sont passés à côtés de la réponse.

Même s’ils sont Black, ceux auxquels je fais allusion dans cet article ne sont ni des footballeurs, ni des membres des ALL BLACK mais, un groupe de personnes, des jeunes noirs américains. Ils ne sont pas de ma génération, ni de celles de nos parents car cette histoire date des années 1914-1918, donc celle de nos grands-parents. Je me fais l’honneur de raconter l’histoire au travers de ce voyage dans le temps et de la partager avec vous. Une fois encore j’ai été touchée au plus profond de mes entrailles et ma fierté de porter cette couleur ébène a connu un nouveau rebond.

Bien avant les Diables noirs ou les «MEN OF BRONZE », des noirs américains malgré la ségrégation raciale se sont engagés avec « excellence » dans la plupart des guerres livrés par les USA : des affrontements, aux révolutions et ce, jusqu’à ce jour. Rehaussant ainsi notre fierté, celle d’être noir.

Henry Lincoln Johnson DE MEN OF BRONZE

  • En 1775, SALEM POOR a combattu à Bunker Hill lors de la Révolution américaine et d’autres combattants noirs qu’ils soient hommes libres ou esclaves (à qui l’ont promettait la liberté), l’avait rejoint. Ayant intégré les rangs de l’armée continentale, ils furent 5 000 soldats qui servirent jusqu’à la fin des hostilités ; Ce qui représentait 2% de cette armée.
  • En 1778, face à la diminution de l’enrôlement en guerre de la population blanche, l’ensemble des Etats des USA, encouragèrent le recrutement des noirs volontaires pendant plusieurs années sur les vaisseaux de la marine continentale puis américaine ; comme marins pour la U.S Navy et pour l’armée de terre après 1783, même si la politique en vigueur à cette époque était de les exclurent ensuite des effectifs réguliers en temps de paix (lorsqu’il n’y avait plus de guerre).
  • En 1812, dans la guerre contre l’Angleterre pour servir lors des batailles sur le Lac Érié jusqu’à celle de la Nouvelle-Orléans.
  • De 1846-1848, des esclaves et hommes libres noirs servirent comme auxiliaires logistiques aux autres unités combattantes levées par les états, qui en passant avaient interdit aux Noirs d’évoluer dans leurs rangs. Dans ce contexte, le stéréotype véhiculé était à l’effet que les Noirs ne constituaient pas d’aussi bons soldats.
  • De 1861-1862, pendant la guerre civile américaine, malgré l’opposition de plusieurs nordistes et sudistes des noirs dans l’armée, ils sont acceptés dans la marine nordiste.
  • En 1863, le Président Abraham Lincoln autorisa la mise en place d’unités noires nommées US COLORED TROOPS. Celles-ci comblèrent avec maestria le besoin du gouvernement fédéral qui augmenta les effectifs de l’armée. De plus, à mesure que progressait le conflit, la question de l’esclavage et de son abolition constituait une valable source de motivation à l’enrôlement noir, d’autant que la cause sudiste perdait de son prestige dans la phase finale des hostilités.
  • En 1866, les noirs sont autorisés par le Congrès américain à s’enrôler dans l’armée en temps de paix. On y constitua quatre régiments distincts noirs. Les indiens les surnomma les BUFFALO SOLDIERS en raison de leur attitude respectueuse. Elles furent aussi déployées contre les tribus indiennes lors de la conquête de l’Ouest.

Notons également qu’ils étaient rares de voir les noirs admis à l’école des officiers de West Point à la même époque.

  • En 1898 pendant la guerre hispano-américaine, des soldats noirs prirent d’assaut les hauteurs de San Juan à CUBA et d’autres combattirent également lors de la guerre contre les Philippines. La liste n’est pas exhaustive.

MEN OF BRONZE PARADENT DANS LES RUES DE HARLEM

Malgré de toute cette bravoure, la situation était loin d’être rose pour les soldats afro-américains, selon les époques ci-dessus. Pendant les émeutes et incidents au TEXAS, Les antagonismes ségrégationnistes manifestèrent dans les émeutes dans lesquels, des soldats noirs furent impliqués, comme à Brownsville en 1906 et à Houston en 1917.

Il en est de même pendant la période de 1914 à 1918 voire même après où grâce aux partisans de la cause noire qui firent pression auprès du Président WOODROW Wilson, pour que des noirs participent au conflit et soit gradés. Près de 380 000 Noirs américains entrent dans l’US Army, seulement environs 200.000 sont affectés en Europe. Mais bien avant leur affectation, leur intégration n’a pas été des plus faciles : Moins bien équipés et intégré (cantonnés à des régiments “de couleur”) ; Ils lavaient les véhicules ; s’attelaient aux tâches basiques (cuisine, au ménage, rangement, nettoyage des armes, etc.). Après une préparation militaire chaotique, ils sont déployés en Caroline du Sud dans un camp d’entraînement, ces noirs qui formaient le 369e régiment d’infanterie ont été victime de réactions très hostiles de la part de la population et d’actes racistes. Et ce, jusqu’en janvier 1918, lors de leur arrivée sur le sol français, en étant relégué à des travaux de manutentions ou de ravitaillement. À l’époque, le commandant en chef des forces américaines le General John Pershing ne montrait aucune estime pour ces soldats. Pour preuve, une note secrète qu’il a adressé aux militaires français, disait  je cite : ces hommes manquent de conscience civique et professionnel” et sont “une menace constante pour les Américains”.

Lorsque certains d’entre eux débarque en France le 13 Juin 1917 à Boulogne, sous le commandement du général Pershing,  La demande du général français Pétain est simple : «il me faut des hommes ». En effet, Les années 1914 et 1915 ont été les plus meurtrières pendant le premier conflit mondial pour la France qui, doit mobiliser les jeunes hommes d’un certain âge pour compenser les pertes. À cela s’ajoute la crainte de voir l’armée allemande renforcer ses effectifs à l’Ouest quand la Révolution bolchevique éclate en Russie, rendant ainsi la perspective de la paix incertaine. Pétain et ses soldats sont impressionnés non seulement par le nombre énorme de soldats blacks américains  mais surtout choquée car ces soldats sont bons uniquement dans les travaux manuels (déchargement des navires, aménagement des camps américains, terrassement, construction de route, etc.), mais ne sont pas destinés au combat. Ce qui va à l’encontre de ses préoccupations. Il fait donc pression aux américains de mettre à disposition ces troupes noires au plutôt.

Il faudra attendre jusqu’en  Janvier 1918, pour que deux régiments des quatre promis au Général Pétain, soit 46 officiers, 1818 hommes débarquent en France, plus précisément le 26 Décembre 1917 à Brest. Le 22 Février, le troisième régiment, est enfin mis à la disposition de l’armée française. Le 26 Mars 1918, pendant leurs entraînements par les soldats français, 419 soldats et officiers débarquent en France le 2 Avril pour enfin compléter la demande du Général Pétain et, se joignent aux autres pour la formation militaire d’où ils sont jugés aptes avec brio d’aller au combat.

YES WE DID IT AND WE CAN DO MORE THAN WE EXPECT. Cela conduit à la confiance, l’amour de soi et pousse à se dépasser mieux, surpasser ses limites

Ils se donnaient des noms de guerre: Les « diables noirs, Men of Bronze (les hommes de bronze) ou Black Rattlers (les serpents à sonnette noirs) ». Traité d’égal à égal sur le territoire français, ils se sont rapidement distingués pendant la guerre. Henry Lincoln Johnson Le plus célèbre d’entre eux, entra dans la légende en mai 1918 pour sa bravoure au combat et pour s’être battu au couteau face à une vingtaine d’Allemands, etc. Il fut le premier Américain à obtenir la Croix de guerre française. Les allemands les appelaient «  les Harlem Hellfighters ou les combattants de l’enfer d’Harlem » à cause de leur fureur et hargne au combat, ils étaient sans pitié. Le régiment passe 188 jours au front. Après l’offensive victorieuse de Maison-en-Champagne, l’ensemble des hommes reçoit la Croix de guerre, certains la Légion d’honneur.

Malgré ces actes de bravoure, la mort de 1500 soldats au champ de l’honneur et tous les honneurs reçus, les MEN OF BRONZE ont été mis de côté lors de leur retour aux U.S.A. Ils n’ont pas été invités en 1919 à la grande fête de la victoire à New York, et ont dû se contenter d’une propre parade dans les rues de Harlem. Peu à peu, les vaillants “serpents à sonnette” se sont perdus dans les pages de l’histoire des U.S.A.

ONLY GOD IS MY LIMIT AND JUST HIM CAN STOP ME. So God Damn, let’s go ! (Nom de dieu, allons-y !)

Plus de cent ans après, leurs incroyables exploits ne sont pas assez connus dans leur pays. Pour réparer cela  je me joins à l’auteur MAX BOOKS pour honorer ces vaillants hommes via cet article. Des simples mots certes me diriez-vous, mais c’est l’amour qui vient du profond de mon cœur que j’exprime.

Célébrer cette force et hargne au travail que nous avons naturellement et le fait que l’on soit fière d’être ce que l’on est, n’est pas de l’orgueil comme certains me le disent parfois. C’est reconnaître ce que l’on est, qu’on est capable de faire ou d’offrir de belles choses à ce monde avec beaucoup d’amour et,  dire comme ces soldats blacks : « YES WE DID IT AND WE CAN DO MORE THAN WE EXPECT». Cela conduit à la confiance, l’amour de soi et pousse à se dépasser mieux, surpasser ses limites.

Alors arrêtez d’écouter les mauvaises langues, foncez avec discernement, patience et persévérance tout en travaillant pour votre destinée. « NE BAISSEZ JAMAIS LES BRAS NI LA TÊTE » mais toujours à l’image de ces soldats, servez-vous cette méchanceté comme carburant pour foncez. Soyez reconnaissant envers toutes ces personnes qui vous ont fait du mal par le passé ou à n’importe quel moment de votre vie, car elles ont contribué à vous booster au moment où vous aviez cru que vous étiez incapable de réaliser quelque chose ou de vous démarquer.

Mon credo de tous les jours est: « ONLY GOD IS MY LIMIT AND JUST HIM CAN STOP ME ». So “God Damn, let’s go ! (Nom de dieu, allons-y !) », comme le disait « LES MEN OF BRONZE » et brillons !!!!!

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