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Lifestyle

Génération POST BAD. Lettre ouverte, par Clara Carmen

Génération POST BAD. Lettre ouverte, par Clara Carmen
Internet est un merveilleux outil de communication. Porteur de lourds messages, il a par exemple été une véritable baguette magique dans l’essor du mouvement Nappy (dont je vous parlais dans un ancien article) qui aujourd’hui est devenu une véritable tendance chez les femmes de couleur. Parallèlement, d’autres mouvements de styles différents se développent sur Ia toile.

Celui de la « Post Bad » :

La Post Bad a de l’argent (et ne manque pas de le faire savoir). Elle a aussi une belle maison, des amies Post Bad, des sourcils épais et tracés, un style rebel, d’ultra longs faux ongles et un corps en 8. Elle est souvent refaite, très maquillée ou photoshoppée et n’existe pour la plupart du temps qu’en photo.

 

 

 

Celui de « l’influenceuse » :

La plupart du temps, elle n’a au départ pour but que de nous faire rêver, de partager du positif, de nous apporter un moment de sérénité et d’évasion chaque jour. Ceci, en nous contant sa vie à l’outil d’une suite d’images incroyablement féeriques (le « feed » de l’influenceuse).

En soi, il n’y a aucun de mal. Ce sont des styles dont j’apprécie moi-même certains aspects (la finesse chez l’influenceuse ou la rébellion chez la Post Bad). Cependant, si Internet est un puissant outil de communication, il est bien plus aux commandes que l’on ne puisse le croire. La toile est un monde dit « parallèle » qui des fois se confond à la réalité et se tisse dans nos vie. Sa dimension dangereuse peut devenir réelle et toucher alors le plus profond de notre être.

En effet, qu’elles soient « influenceuses », « Post-Bad » ou « post-bad influenceuses », ces jeunes femmes nous mènent à la rêverie. A travers leur splendide silhouette (à la Kylie ou Kendall selon les goûts), leur vie sensationnelle (entre soirées mondaines et voyages) aux quatre coins du monde et leurs philosophies… Nos influenceuses nous vendent du rêve. Et si à la base, ces moments que nous passons à parcourir les galeries de nos ladies préférées sont des moments de plaisir, lorsque nous nous retrouvons seules, confrontées au reflet de notre vie ou de notre miroir, le sentiment est parfois (et de plus en plus souvent) tout autre.

Après tout, qui d’entre nous, addicts d’Instagram, ne s’est jamais observée en se disant qu’elle aurait bien eu un peu plus de fesses, des yeux un peu plus grands, des seins qui tiendraient parfaitement, ou une totale absence de pilosité sur le corps… ? Qui d’entre nous, lors d’une profonde réflexion sur sa vie n’a jamais songé à au moins un jour être riche, chouchoutée et adulée par le monde entier ? AVOUEZ-LE. Au moins un jour. Pas toute la vie. Juste un jour. Ou deux… Ou…

Nous nous rendons vite compte que nous ne nous contentons plus de rêver, ni même de désirer. Nous envions. De plus en plus de personnes aspirent à devenir blogueuses, youtubeuses ou mannequin, non pas parce que l’activité en soi les anime, mais parce qu’elles souhaiteraient ressembler à une telle ou un telle et en tirer les mêmes bénéfices (sans trop d’efforts bien sûr).

L’envie. L’envie est le sentiment le plus destructeur de l’être. Par l’envie, nous nous complexons. Par les complexes, nous nous détestons. Par la haine nous nous détruisons. A la fois nous et nos proches. Un Homme qui aime sa femme tel qu’il l’a épousée, ne fera que souffrir de la voir se saigner à en devenir une autre. Une mère, qui tous les jours s’est battue (et se bat encore) pour faire de la vie de sa fille la plus confortable possible, ne sera que détruite si lorsqu’elle est adolescente, celle-ci n’a plus la capacité d’apprécier le dévouement de sa mère parce qu’elle ne lui a pas offert les dernières de chez MK.

Ne vous perdez pas.

Ces jeunes femmes nous vendent du rêve. Du « rêve ». L’illusion. La fiction. L’image. Le mythe. Ce que vous voyez sur les réseaux sociaux n’est bien évidemment qu’une partie de la réalité (ou pas) de la vie d’une personne lorsqu’elle se trouve dans les meilleures conditions du plus beau des mondes. Leur vie ou leur physique n’a pas toujours ressemblé à ça, ils n’y ressembleront d’ailleurs pas toujours et ne ressemblent à aucun autre. Nous ne pouvons pas toutes être pareilles. Nous ne pouvons pas toutes vivre de la même façon. Notre définition de la perfection  n’est pas la même, celle du bonheur non plus. Vous ne retrouverez pas vos plaisirs dans la vie d’une autre. Ni même la beauté dans d’autres perceptions.

Alors, rêvez. Oui. RÊVEZ. Aujourd’hui plus que jamais, nous en avons tous besoin. Mais ne tombez pas dans le piège du complexe.

Clara Carmen

Ce ne sont qu’à travers mon blog, vos partages et réactions que je parviens depuis un an à toucher de plus en plus de personnes et faire passer des messages qui me tiennent à cœur. Encore une fois, je compte sur vous.

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Blogueuse beauté, lifestyle et SCANDALES. Parce que c'est tout ce qu'on aime !

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Actuellement à Casablanca, Maroc
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