Share This Post

Entrepreuneuriat / Lifestyle

Lumière sur la fondatrice de la marque capillaire venue d’Afrique dédiée aux cheveux naturels, nommée Adaa Ada

Lumière sur la fondatrice de la marque capillaire venue d’Afrique dédiée aux cheveux naturels, nommée Adaa Ada

Pour celles qui nous suivent déjà sur les réseaux sociaux ou encore tout simplement sur nos différentes plateformes, vous avez peut-être remarqué que nous aimons et apprécions particulièrement voir des femmes noires entreprendre. Elles sont de plus en plus nombreuses et portent des projets tous plus intéressants les uns que les autres. Pour cette première édition, nous sommes donc parties à la rencontre de la passionnée Ramatoulaye, créatrice et fondatrice de la marque capillaire venue d’Afrique dédiée aux cheveux naturels, nommée Adaa Ada.

L’interview complète est disponible dans le Numéro 1 du Magazine RADAr BLACK : lien 

  BBR : Parle-nous un peu de toi

Ramatoulaye Bocoum Fall : Bonjour à vous tou(te)s. Tout d’abord merci pour cette interview qui j’espère en inspirera plus d’un(e).

Je m’appelle Ramatoulaye Bocoum, sénégalaise, chargée des ressources humaines et créatrice de la marque de produits capillaires naturels Adaa Ada, le retour à la tradition.

J’ai fait mes études universitaires en France et je suis rentrée au Sénégal il y a maintenant 2ans.

[perfectpullquote align=”full” cite=”” link=”” color=”” class=”” size=””]« Adaa » signifie en arabe le retour et « Ada » en wolof la tradition[/perfectpullquote]

BBR : Présente nous brièvement Adaa Ada

RB : L’aventure Adaa Ada a officiellement commencé en Février 2015. L’idée de la marque m’est venue lorsque j’étais revenue au naturel en 2013. J’étais en France et je créais mes propres produits. J’avais de très beaux cheveux et lorsque je suis partie en Septembre 2014 rendre visite à mes parents à Djibouti, ils m’ont poussée à écrire le projet. Mais ce n’est que lorsque je suis rentrée au Sénégal que je m’y suis mise sérieuse.

En Février 2015 a été lancé le premier produit, la crème capillaire à base de beurre de mangue et d’huile d’hibiscus et depuis lors, l’aventure ne fait que continuer.

De février 2015 à Juillet 2016 nous avons créé huit produits, élargissant ainsi notre gamme capillaire. Nous avons créé une gamme mangue/hibiscus  avec un shampoing, un après shampoing, un bain d’huile et un masque.

Plus tard, nous avons conçu le lait aux feuilles de baobab, une lotion mentholée et  un démêlant au gombo.

 

BBR : Que signifie Adaa Ada et pourquoi ce choix ?

RB : Adaa Ada signifie le retour à la tradition.

« Adaa » signifie en arabe le retour et « Ada » en wolof la tradition. L’étymologie du mot est le même. Nous avons juste joué dessus pour créer quelque chose d’original.

Nous souhaitons nous inspirer des pratiques de nos grands-mères, simples et efficaces. Nous voulons montrer que nos grands-mères, à leur époque, ne disposaient pas d’autant de produits sur le marché, mais arrivaient quand même à prendre soin de leur chevelure juste en utilisant des produits qu’elles trouvaient dans leurs cuisines, dans les champs entre autres.

Le lait au lalo est une recette de ma grand-mère. Nous discutions de comment elle prenait soin des cheveux de ma mère et de mes tantes lorsqu’elles étaient jeunes et elle m’a parlé des feuilles de baobab. Apres des mois de recherches et de créations de recettes, nous avons commercialisé le produit sous le nom de « Maman m’a dit ».

BBR : Quelles sont les valeurs que tu souhaites véhiculer à travers Adaa Ada?

RB : A travers Adaa Ada nous souhaitons montrer que nous pouvons bien prendre soin de nos cheveux sans les agresser. Mais également que toutes la matière première est disponible chez nous et en grande quantité.

Le savoir-faire est ancestral, il nous suffit juste de nous rapprocher de notre culture pour satisfaire nos besoins.

 

BBR : Quel est le produit phare de la marque ?

RB : Cela va être difficile à déterminer, lol. Pas pour vanter les bienfaits des produits mais parce que les huit produits s’écoulent très bien.

Mais disons le lait aux feuilles de baobab.

C’est un produit simple qui permet d’hydrater nos cheveux. Il est utilisé en leave-in.

[perfectpullquote align=”full” cite=”” link=”” color=”” class=”” size=””]Nous souhaitons nous inspirer des pratiques de nos grands-mères, simples et efficaces. Nous voulons montrer que nos grands-mères, à leur époque, ne disposaient pas d’autant de produits sur le marché, mais arrivaient quand même à prendre soin de leur chevelure juste en utilisant des produits qu’elles trouvaient dans leurs cuisines, dans les champs entre autres.[/perfectpullquote]

BBR : Où peut-on trouver tes produits ?

RB : Les produits sont disponibles sur le site de vente en ligne awalebiz.

 

BBR : Comment t’es venue l’idée de créer ton entreprise?

RB : Dix ans en arrière, si on m’avait dit que j’allais avoir une entreprise je n’y aurai pas cru. C’est surtout grâce à mes parents et à mon mari que j’ai osé me lancer. Ils ont cru en moi et en mon projet.

Au début j’ai été très hésitante mais j’ai pris plaisir à apprendre, à créer, à tester et surtout à entrer en contact avec la nature et la clientèle.

 

BBR : Quelles ambitions as-tu pour Adaa Ada?

RB : Nous souhaitons être LA marque de produits capillaires naturels autant au Sénégal que dans le monde. Cela ne se fera pas en un ou cinq ans. Nous nous donnons le temps et les moyens d’y arriver.

Nous souhaitons créer autant de produits capillaires naturels possibles afin de satisfaire la demande.

 

BBR : Qu’est-ce qui te motive au quotidien dans ton activité?

RB : Je dirai la recherche. Je suis une vraie curieuse et je veux toujours surprendre ma clientèle. Qu’elle se dise « hééé avec ça on peut faire ça », qu’elle s’étonne et prenne plaisir à essayer. Je suis toujours en quête du produit qui ravira ma clientèle.

 

BBR : Est-ce difficile pour une femme d’entreprendre?

RB : Pour ma part non. C’est vrai qu’il faut allier vie professionnelle, familiale, personnelle et l’entreprenariat. Mais j’ai su trouver le juste milieu entre chaque activité et j’ai le soutien de mes proches.

Il faut dire aussi que nous, les femmes, nous avons toujours été entrepreneuses. Nos mamans vendaient des tissus, avaient des boutiques. Nous, femmes du 21e siècle, nous avons juste osé sortir de chez nous et créé quelque chose à plus grande échelle.

 

BBR : Quels conseils peux-tu donner à celles qui veulent entreprendre?

RB : Soyez patientes. Tout se réalisera à point. Evitez la facilité et surtout croyez en vous. N’écoutez pas ceux qui vous démoralisent en critiquant votre projet. Réalisez-le et si cela ne marche pas, voyez les raisons et recommencez. Il n’y a pas d’échecs juste des tentatives.

Le Magazine RADAR BLACK est en consultation libre en cliquant sur le lien suivanthttp://www.bbrpost.fr/radar-black

Publié dans Entrepreuneuriat,Lifestyle

Share This Post

Leave a Reply

Se connecter avec:



Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>